Le mot du Président

Le mot du Président

Notre mission : ne laisser aucune famille de notaire en détresse au bord du chemin.

Depuis près de 160 ans, notre association aide les familles de notaire en difficulté morale ou financière. Mais aujourd’hui, dans une profession organisée comme la nôtre, peut-on croire qu’il y ait encore des notaires ou anciens notaires en état de précarité ? Malheureusement oui. Pour des raisons de maladie, d’accident, de handicap… la malchance n’arrive pas qu’aux autres. En matière de dépendance, nous devons pallier l’imprévoyance des pouvoirs publics. Le coût d’un hébergement en Ehpad est souvent supérieur au montant de la retraite, et toujours quand il s’agit d’ un conjoint titulaire d’une pension de réversion.

Aujourd’hui, après la création il y a quelques années de milliers d’études, nous sommes appelés par les Présidents de Chambre pour secourir de jeunes notaires. Il n’est pas dans notre rôle de nous immiscer dans la gestion des études mais, quand on nous signale qu’un notaire vit dans une caravane ou qu’un autre ne se nourrit que grâce à des tickets-repas donnés par des amis, peut-on rester insensible ? Pour l’image du Notariat, peut-on rester indifférent et ne pas répondre à l’appel du Président de Chambre ?

Beaucoup d’entre vous en ont pris conscience et nous soutiennent très fidèlement comme les notaires retraités et comme beaucoup de notaires en activité, malgré les difficultés du moment.

MERCI au nom de tous ceux que nous aidons.
Restez auprès de nous et nous ne laisserons personne au bord du chemin.

Charles MOURRET

L'association en vidéo

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L'association en quelques mots

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En grande majorité des femmes :

  • des veuves de notaires âgées ne percevant qu’une maigre réversion
  • des veuves de notaires décédés alors qu’ils sont encore en activité et qui laissent derrière eux une veuve (qui le plus souvent ne travaille pas) avec des enfants à charge
  • des épouses abandonnées avec des charges de famille et qui se retrouvent très démunies face à leur quotidien
  • Des femmes dont l’époux notaire a du cesser ses fonctions pour diverses raisons (santé, récession économique, imprévoyance, parfois aussi la malchance) le couple vend tout pour faire face aux dettes et il ne reste plus rien pour vivre ni pour assurer la scolarité des enfants.

Mais aussi :

  • des notaires percevant de faibles retraites,
  • des notaires percevant des retraites décentes mais ne pouvant faire face à un problème grave de santé les concernant ou concernant le conjoint,
  • des enfants de notaires décédés gravement malades ou handicapés ne pouvant subvenir seul à leurs besoins

Jusqu’à présent, nous étions alertés par l’intéressé lui-même mais de plus en plus nous avons connaissance de situations dramatiques par l’intermédiaire de différents organismes qui attirent notre attention sur tel cas particulièrement dramatique, parfois ils communiquent nos coordonnées à l’intéressé lui laissant le soin de prendre contact. Ces intermédiaires sont essentiellement :

  • les Présidents de Chambres,
  • les Présidents de Conseils régionaux,
  • la Caisse de Retraite des Notaires,
  • des confrères nous rendant visite sur notre stand au Congrès
  • Et fait nouveau, les services sociaux des communes où résident les personnes de la famille notariale en difficulté.

D’une manière générale ils nous appellent au secours car ils ont à faire face à des situations difficiles, voire inextricables pour certains, ils demandent alors une aide financière durable pour les accompagner.

En outre, nous sommes, de plus en plus, contactés par les services sociaux qui demandent pour des personnes très âgées parfois handicapées qu’il leur soit accordé le revenu nécessaire pour leur permettre de faire appel aux services d’une aide ménagère à domicile.

D’autres, atteignant un grand âge se voient contraints d’intégrer une maison de retraite médicalisée et leurs revenus n’y suffisent plus.

Citons ici quelques cas difficiles à faire entrer dans un cadre général pour lesquels l’Association est intervenue :

  • Cette mère de famille se retrouvant seule suite au suicide de son époux notaire avec trois filles lourdement handicapées mentales pour lesquelles elle fait quotidiennement des allers et retours pour les conduire dans les institutions spécialisées où elles sont accueillies le jour ;
  • Cette autre mère de famille qui depuis le décès de son mari élève seule ses 7 enfants, le dernier n’ayant pas connu son père (elle était enceinte du 7e au moment du décès) ; plus tard, suite à un accident de voiture, dont elle a gardé de lourdes séquelles, elle s’est vue reconnue invalide à 80%;
  • Cet ancien notaire qui a dû cesser ses fonctions suite à de graves problèmes de santé et qui ne pourra percevoir sa retraite qu’en 2005. En attendant, il lui faut bien vivre il ne perçoit qu’une petite allocation adulte handicapé.
  • Deux enfants d’un notaire en exercice accusé du meurtre de son épouse et incarcéré ; les enfants n’ont pas de revenus pour vivre ; l’aînée est la tutrice de la plus jeune

Tout d’abord un apaisement puisqu’un organisme de la profession les écoute, leur accorde de l’attention, en quelque sorte une reconnaissance de la profession à ces « naufragés de la profession ».

Sur le plan matériel l’Association apporte une aide financière qui peut revêtir différents aspects. Les dossiers sont étudiés par une Commission au cas par cas. Les besoins et les charges de chacun sont examinés avec la plus grande attention ; la petite structure qu’est notre Association présente l’avantage de ne jamais être bloquée par un plafond de ressources pour ou par un barème rigide.